Béthune: des hirondelles bloquent la démolition de 3 immeubles

La rénovation urbaine est en panne au Mont-Liébaut. Le bailleur social vient de découvrir d’encombrants locataires auxquels il n’avait pas pensé: des hirondelles.

La présence de nids d’hirondelles de fenêtre sur 3 immeubles de Béthune empêche leur démolition durant la saison de reproduction. Les travaux ont donc dû être interrompus au moins jusqu’à l’automne. Ce sont les écogardes de la communauté d’agglomération Artois Comm. qui ont donné l’alerte. La démolition aura bien lieu, mais la pose de nids artificiels sur les nouveaux bâtiments ou l’installation de tours à hirondelles est envisagée.

Vous pouvez retrouver la totalité de l’article paru dans La Voix du Nord ici : lire l’article sur le site de la Voix du Nord ou télécharger l’article complet ici ainsi que le reportage de France 3 ici.

Pour rappel, en France, les hirondelles et les martinets, bénéficient d’un statut juridique qui fait d’eux des oiseaux protégés.

Ce régime de protection est issu de la loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature aujourd’hui codifiée aux articles L 411-1 et suivants du code de l’environnement et de l’arrêté ministériel du 29/10/2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire.
• Pour ces oiseaux sont interdits en tout temps :
-la destruction intentionnelle ou l’enlèvement des œufs et des nids,
-la destruction, la mutilation intentionnelles, la capture ou l’enlèvement des oiseaux dans le milieu naturel,
-la perturbation intentionnelle notamment en période de reproduction et de dépendance,
-la détention, le transport, la naturalisation, le colportage, la mise en vente, la vente ou l’achat, l’utilisation commerciale ou non des spécimens prélevés dans le milieu naturel qu’ils soient morts ou vivants.
Tout responsable d’une infraction constitutive d’un délit s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 15000 euros et/ou une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 1 an (art. L 415-3 du Code de l’environnement). S’agissant de la perturbation intentionnelle, l’infraction constitue une contravention de 4ème classe passible d’une amende de 750 € (R415.1 du Code de l’Environnement).
Est interdit également la destruction, l’altération ou la dégradation des sites de reproduction et des aires de repos des animaux. (Art3-II de l’Arrêté ministériel du 29/10/2009) sous peine de se voir sanctionné de 15000 € d’amende et/ou 1 an d’emprisonnement.
En conclusion, il est interdit de porter atteinte aux hirondelles et aux martinets ainsi qu’à leurs nids et couvées.